accouchement
addictions
alimentation
Anthony Frin
association 9 lunes et des pou
association presol
Boulimie
bébé
club grand s
coaching sportif
consultations
CSAPA
csapa
Dr Marc Perrin
dr pascot
Emmanuel Doumalin
emplois
fabien linger
femme
gaëlle buteau
grossesse
jeux d'enfants
la guerche de bretagne
laure mélet
michèle klitting
mr marchand
nathalie coruble
paej
paul lapause
prévadiès
prévention
rennes
régime
sage femme
Sanoun Bouhend
trait d'union
troubles de l'humeur
Vitré
vitré
économie sociale et solidaire
Vos Réactions
Soin de SoI
Troubles bipolaires : Comment s'en sortir ?
Mardi 23 Novembre 2010
Troubles maniaco-dépressifs : reconnaître sa maladie
Aujourd'hui, les syndromes maniaco-dépressifs sont de plus en plus fréquents. Mais une grande partie de ces troubles restent sous-diagnostiqués : les médecins ne reconnaissant pas forcément ce problème, et les malades refusant d'admettre leur pathologie. Pourtant des traitements existent.
Les troubles maniaco-dépressifs, ou désordres bipolaires, toucheraient une personne sur cent. Cette succession de phases dépressives et d'excitation souvent sans limite est pourtant encore mal connue… et reconnue.
Les oubliés du diagnostic
L'un des principaux problèmes des désordres bipolaires, c'est de le reconnaître ! Bien souvent, le délai entre le moment où les premiers symptômes apparaissent et la mise en place du traitement est de 5 à 10 ans ! Le malade aura vu entre temps 3 à 4 médecins en moyenne avant que l'un d'eux ne reconnaisse le problème. Car il est souvent difficile de différencier la dépression simple du véritable désordre bipolaire. Selon le Pr. Marie-Christine Hardy-Bayle, de l'hôpital André Mignot au Chesnay, de nombreux "déprimés" souffrent en fait de troubles bipolaires. Et 26 % ne seront pas diagnostiqués lorsqu'ils seront vus en médecine générale.
Ce pourcentage passe à 36 % chez les psychiatres, dont on pourrait pourtant croire qu'ils sont plus a même de reconnaître le mal ! Enfin, 45 % ne seront pas diagnostiqués lors d'un passage à l'hôpital !
Un délai inacceptable
Ce temps d'identification de la maladie est un véritable problème. Car le principal risque accompagnant ce trouble est le suicide : 15 % des hommes bipolaires et 22 % des femmes mettront ainsi fin à leur jour. Et un quart à la moitié feront une tentative de suicide, avec plus ou moins de séquelles. Sans parler des conséquences mettant ainsi en jeu la vie de la personne, les désordres bipolaires représentent un véritable handicap social et professionnel. Ils sont responsables de difficultés au bureau et de chômage, et ont un retentissement important sur la vie de famille.
Un malade qui s'ignore
Mais souvent, c'est le malade qui ne veut pas reconnaître le mal. Par exemple, lors d'un accès dépressif, la personne bipolaire va être traitée par des antidépresseurs. Or elle va tout à coup aller beaucoup mieux, et même totalement oublier son moment de déprime, déjà requalifié en fatigue passagère. Or cela même doit lui mettre la puce à l'oreille : une dépression ne s'oublie pas comme ça ! Pourtant la personne bipolaire va nier sa pathologie, et il va être difficile pour elle de reconnaître qu'elle est malade. Ce qui entraîne une résistance à se soigner souvent difficile à vaincre pour le médecin.
Quel traitement ?
Le traitement du syndrome maniaco-dépressif existe. Il est aujourd'hui de mieux en mieux maîtrisé, et plusieurs médicaments permettent d'éviter les récidives. La première approche passe par le lithium, premier traitement utilisé dans les troubles bipolaires. Si celui-ci n'est pas efficace, le médecin peut passer à d'autres composés, les carbamazépines. Un autre traitement de seconde intention est la valpromide. Enfin, plus récemment, l'olanzapine a fait son apparition.
Mais il ne faut pas oublier que la pris en charge psychologique reste essentielle. Car elle permet tout d'abord une acceptation et une compréhension de la maladie. Mais surtout la psychothérapie constitue un soutien et un accompagnement souvent indispensable.
Il existe un certain paradoxe. Alors qu'un maniaco-dépressif a souvent le plus grand mal à accepter de prendre un traitement, il est ensuite bien souvent le premier à ne plus vouloir l'arrêter…
Mardi 19 novembre dans "Bienvenue chez vous" Georges Coubray, pdt de l'association UNDMD (union nationale des dépressifs et maniaco dépressifs) de Rennes , Anne X, Dr Marc Perrin médecin addictologue et Mme Lemontagnier étaient dans nos studios
Télécharger l'émission://www.zenithfm.fr/downloads/Bienvenue-chez-vous-Les-magazines_t7854.html
Les oubliés du diagnostic
L'un des principaux problèmes des désordres bipolaires, c'est de le reconnaître ! Bien souvent, le délai entre le moment où les premiers symptômes apparaissent et la mise en place du traitement est de 5 à 10 ans ! Le malade aura vu entre temps 3 à 4 médecins en moyenne avant que l'un d'eux ne reconnaisse le problème. Car il est souvent difficile de différencier la dépression simple du véritable désordre bipolaire. Selon le Pr. Marie-Christine Hardy-Bayle, de l'hôpital André Mignot au Chesnay, de nombreux "déprimés" souffrent en fait de troubles bipolaires. Et 26 % ne seront pas diagnostiqués lorsqu'ils seront vus en médecine générale.
Ce pourcentage passe à 36 % chez les psychiatres, dont on pourrait pourtant croire qu'ils sont plus a même de reconnaître le mal ! Enfin, 45 % ne seront pas diagnostiqués lors d'un passage à l'hôpital !
Un délai inacceptable
Ce temps d'identification de la maladie est un véritable problème. Car le principal risque accompagnant ce trouble est le suicide : 15 % des hommes bipolaires et 22 % des femmes mettront ainsi fin à leur jour. Et un quart à la moitié feront une tentative de suicide, avec plus ou moins de séquelles. Sans parler des conséquences mettant ainsi en jeu la vie de la personne, les désordres bipolaires représentent un véritable handicap social et professionnel. Ils sont responsables de difficultés au bureau et de chômage, et ont un retentissement important sur la vie de famille.
Un malade qui s'ignore
Mais souvent, c'est le malade qui ne veut pas reconnaître le mal. Par exemple, lors d'un accès dépressif, la personne bipolaire va être traitée par des antidépresseurs. Or elle va tout à coup aller beaucoup mieux, et même totalement oublier son moment de déprime, déjà requalifié en fatigue passagère. Or cela même doit lui mettre la puce à l'oreille : une dépression ne s'oublie pas comme ça ! Pourtant la personne bipolaire va nier sa pathologie, et il va être difficile pour elle de reconnaître qu'elle est malade. Ce qui entraîne une résistance à se soigner souvent difficile à vaincre pour le médecin.
Quel traitement ?
Le traitement du syndrome maniaco-dépressif existe. Il est aujourd'hui de mieux en mieux maîtrisé, et plusieurs médicaments permettent d'éviter les récidives. La première approche passe par le lithium, premier traitement utilisé dans les troubles bipolaires. Si celui-ci n'est pas efficace, le médecin peut passer à d'autres composés, les carbamazépines. Un autre traitement de seconde intention est la valpromide. Enfin, plus récemment, l'olanzapine a fait son apparition.
Mais il ne faut pas oublier que la pris en charge psychologique reste essentielle. Car elle permet tout d'abord une acceptation et une compréhension de la maladie. Mais surtout la psychothérapie constitue un soutien et un accompagnement souvent indispensable.
Il existe un certain paradoxe. Alors qu'un maniaco-dépressif a souvent le plus grand mal à accepter de prendre un traitement, il est ensuite bien souvent le premier à ne plus vouloir l'arrêter…
Mardi 19 novembre dans "Bienvenue chez vous" Georges Coubray, pdt de l'association UNDMD (union nationale des dépressifs et maniaco dépressifs) de Rennes , Anne X, Dr Marc Perrin médecin addictologue et Mme Lemontagnier étaient dans nos studios
Télécharger l'émission://www.zenithfm.fr/downloads/Bienvenue-chez-vous-Les-magazines_t7854.html
Sonia Martin
Tags :
anne
bipolaires
Dr perrin
dépression
Georges Coubray
maniaco dépressifs
Mme Lemontagnier
troubles de l'humeur
UNDMD Rennes
Rédigé par Sonia Martin le Mardi 23 Novembre 2010 à 14:07
Galerie

